Les légendes traditionnelles normandes mentionnent également, entre autres bêtes effrayantes et diaboliques, la variante locale du loup-garou,qu'on appelle ici le varou.

Les Varous

Dans le Cotentin on les nomme varous. Le varou est un misérable qui a été excommunié sept fois, ou un avare qui, pour avoir de l'argent, s'est donné au démon. En vertu du marché, le diable eu fait sa monture habituelle, et le force à courir pendant la nuit, à travers les chemins, les mares, les broussailles et les épines. Lorsqu'on le rencontre sur la route ou dans un village, il faut se ranger le long des haies ou des maisons, car il suit toujours le milieu du chemin. Le varou n'aime pas les croix, et hurle quand il en voit une. Il revêt plusieurs formes, quelquefois il a la figure d'un loup ou d'un chien, en d'autres circonstances ressemble à un âne, à un veau, etc. Le varou ne court que dans les longues nuits d'hiver, par un temps obscur et affreux, mais particulièrement entre Noël et la Chandeleur, où toutes les bêtes sont en horreur.

in Abel Hugo, France Pittoresque (1835), tome II, p.214.

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