Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 18:31

En 1695, les ruines d'un balneum romain ont été redécouvertes non loin de la ville de Valognes. On dit également que des restes de théâtre furent également retrouvés non loin de ce balneum. Aujourd'hui nulle trace de ce théatre n'existe et il est bien difficile de retrouver seulement son emplacement. Voici comment il était décrit en 1723

theatre.jpg

" Le plan du théâtre d'Alauna, qui est aujourd'hui la ville de Valognes en Normandie, a été levé par l'ordre de l'illustre M. Foucault alors Intendant de Normandie. Il est fort différent des autres théâtres, qui ne font qu'un hémicycle, en sorte que la ligne qui termine le théâtre ferait le diamètre du cercle s'il était entier. ici le théâtre contient beaucoup plus que le demi-cercle; le diamètre est de trente-quatre toises, ou deux cent quatre pieds, et la ligne qui termine le théâtre n'est que de trente-deux toises, ou cent-quatre-vingt-douze pieds. L'orchestre occupe encore bien plus d'espace au delà de l'hémicycle que le théâtre; elle a douze toises et demi de diamètre, qui font soixante-quinze pieds, et la ligne qui la termine n'a que neuf toises et demi, qui font cinquante-sept pieds. Le proscenium a de même cinquante-sept pieds de longueur sur environ douze de largeur. Le pulpitre a quarante-trois pieds de long sur environ douze de large. Tous les bâtiments aui étaient sur le devant, savoir la scène et les appartements des étrangers, sont si absolument ruinés qu'on n'en a pu même en relever le plan. Ce théâtre a deux precinctions, sans compter la dernière qui le termine : il a dix escalier qui vont du haut en bas ; ce qu'il y a ici de particulier, est qu'ils sont rangés deux à deux en lignes parallèles. Ce théâtre après ceux de Rome, est plus grand que tous ceux que nous avons vu ci-devant. Il faut se souvenir toujours que nos pieds sont d'un bon pouce plus grands que les Romains. "

 

in L'Antiquité expliquée et représentées en figures par Dom Bernard de Montfaucon tome IIIème (1723)

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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 15:26

La présence romaine est bien connue dans le nord du Cotentin. Une pierre funéraire aurait été trouvée en 1837 par Mr Gerville non loin de Valognes comme il le dit dans une séance des Antiquaires cette même année : 

 

pierre-copie-1

 

"RAPPORT SUR UNE PIERRE FUNERAIRE TROUVEE A VALOGNES

(Lu dans la séance du 12 mai 1837)

 

Messieurs

Je viens vous rendre compte d'une découverte importante faite dans notre département. Des ouvriers, en défrichant un petit bois à une lieue de Valognes, sur la voie romaine d'Alauna, maintenant Alleaume, à Coriallum près Cherbourg, ont trouve une pierre en calcaire du pays d'environ un peud de hauteur et autant de largeur sur 2 pouces 1/2 d'épaisseur. Cette pierre est mal écarrie, et très grossièrement travaillée, mais sur une des faces on trouve l'inscription suivante en caractères romains : 

pierre2.jpg

Cette inscription étant la première de ce genre trouvée dans le département de la Manche, mérite une attention spéciale. Je pense qu'elle doit se lire ainsi :

pierre.jpg Plusieurs choses sont à remarquer dans cette inscription, particulièrement la beauté, l'élégance des caractères qui la composent, jointes à la manière grossière dont la pierre est travaillée et polie. Cette inscription est évidemment du commencement du IIe siècle de notre ère ; la ressemblance frappante des lettres avec celles des monuments de cette époque, ne nous permet pas d'en douter. Je citerai entre autres l'inscription de la pierre de Frenouville, qui offre la plus grande analogie avec celle-ci, et qui fut érigée sous Trajan ; la liaison des E avec les M, des V et des A est absolument la même. Il en est ainsi du marbre de Torigni, dont nous devons la conservation à notre digne collègue M. Clément, service pour lequel tous les hommes de science lui rendront d'éternelles actions de grâces. Fr Houel"

 

in Notices, Mémoires et Documents publiés par la Société d'Agriculture, d'Archéologie et d'Histoire Naturelle du Département de la Manche 

 

On en parle aurait dans l'Annuaire du Département cette même année

 

"Une découverte remarquable a eu lieu dernièrement près de Valognes, c'est une inscription funéraire qui remonte à l'époque de la domination romaine. M. de Gerville, votre confrère, a bien voulu vous en adresser un calque, et M. Ep. Houël vous a lu une dissertation à ce sujet. D'après lieu, l'inscription doit se lire ainsi :  Pro voto soluto Caïus Hortensius Metellus suae Piissimae filiae Metellae. Mr Houël pense que cette inscription est du commencement du IIème siècle de l'ère chrétienne. C'est la première de ce genre trouvée dans le département. Un dessin du calque et le Mémoire de M. Houël sont déposés à vos archives."

 

in Annuaire du Département de la Manche, 1837

 

Cela nous donnerait le nom d'un citoyen d'Alauna du IIème siècle : Caïs Hortensius Metellus. Etait-il de la gens Hortensius ou Metellus? Le nom gentilice est théoriquement le deuxième mais sa fille est nommée Metellae ce qui pourrait indiquer que la gens est bien Metellus.

 

Cette pierre est actuellement au musée d'histoire naturelle de Cherbourg, c'est à dire au Parc Emmanuel Liais.

Par contre il s'avère que cette antiquité est en fait une supercherie comme l'indique le panonceau à côté de la pierre :

 

FAUSSE STELE FUNERAIRE DE CHIFFREVAST  

Pierre maladroitement gravée d'une inscription prétendument romaine, censée découverte en 1837 à Tamerville, dans les bois, près de l'ancienne voie antique. Gerville, qui l'acquit, fut victime d'une supercherie montée alors par Dubos, orfèvre à Valognes et intermédiaire douteux, escomptant un profit facile

Museum de Cherbourg, Inv 5128/1408. Origine : ancienne collection Gerville

 

Voir aussi ce lien (Merci à Michel Vasnier)

http://univ-nancy2.academia.edu/PascalVipard/Papers/1339152/Linscription_romaine_de_Teurtheville-Bocage_Manche

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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 16:52

De nombreuses monnaies romaines ont été retrouvées dans la Manche depuis le XVIIIème. Elles sont le témoin d'une occupation romaine qui a duré longtemps. Voici la liste des endroits où on a retrouvé des pièces, autant d'indications de trésors découverts dans ces zones. Cette liste est tirée de la Revue Numismatique (1858) Denis Lagarde précise l'année précédente (1857) :

 

monnaie

" Chose assurément digne de remarque, sur ce point reculé de la Gaule, dans cette presqu'île qui, par sa position, semblait devoir rester en dehors du mouvement général du commerce intérieur, on retrouve, à peu d'exceptions près, les monnaies de tous les princes qui ont gouverné l'empire jusqu'aux premières années du IV siècle. Ce fait prouverait, à lui seul, la fixité de l'établissement romain dans nos contrées, si la chose pouvait être mise en doute. A en juger par les enfouissements, c'est principalement à partir des règnes de Claude et de Néron et jusqu'à l'époque de Constantin et de ses fils, que cet établissement paraît avoir eu une existence qui a pu être troublée par des soulèvements partiels, mais qui n'en a pas moins été persistante et durable. Au delà du règne de Constantin, les découvertes de monnaies romaines deviennent de plus en plus rares dans le département delà Manche : elles consistent, à peu près uniquement, en médailles d'or trouvées isolément sur quelques points; la dernière en date, celle de Sévère III, est recueillie sur un îlot longtemps inhabité, séparé du rivage par un petit bras de mer, et toutes les communes où des découvertes sont signalées appartiennent au littoral.

 

Liste chronologique des empereurs romains dont on a retrouvé des monnaies dans le département de la Manche pendant la dernière moitié du XVIII' siècle et la première moitié du XIXème, avec l'indication du lieu et de la date de leur découverte.

29 av JC -14 av JC  Auguste.
Saint-Pèlerin (1 monnaie d'or), 1780. Le Vicel, 1782. Cherbourg (Coriallum), 1829 et 1857 Coutances (Cosediœ et plus tard Constantia), 1832.

21 av JC -12 av JC Agrippa.
Coutances, 1832. Les Moitiersd'Alonne, 1834.

14 37 Tibère.
Coutances, 1762et 1832. Le Vicel, 1782. Valognes, 1827. Cherbourg, 1829,1848 et 1857 (Voir la Revue numismatique de 1857, p. 82).

4-19 Germanicus.
Cherbourg, 1829 et 1848. Coutances, 1832.

31 et 33 Néron et Drusus.
Cherbourg, 1848.

37-41 Caligula.
Coutances, 1832. Cherbourg, 1848.

41-54 Claude.
Valcanville, 1782. Maupertuis, 1783. Avranches (Ingena et plus tard Abrincae), 1788 et 1832. Coutances, 1832. Cherbourg, 1829 et 1848.

54-68 Néron.
Tourlaville (1 monnaie d'or), 1775. Coutances, 1762 et 1836. Le Vicel, 1782. Yvetot, près Valognes, 1782.Canteloup (1 monnaie d'or), 1782. Maupertuis, 1783. Saint-Cosme (Crociatonum), 1806. Brix (1 monnaie d'or), 1806. Valognes, 1827. Cherbourg, 1829.

 

69 Vitellius.
Le Vicel, 1782.

69-79 Vespasien.
Coutances, 1762. Le Vicel, 1782. Yvetot, 1782. Avranches, 1788. Hardinvast, 1819. Tamerville, 1825. Cherbourg, 1829. Barfleur, 1842. (La découverte faite à Barfleur en mai 1842, comprenait environ 1,000 médailles en grand bronze depuis Vespasien jusqu'à Philippe le père) Alleaume (Alauna), époque non déterminée.

79-81 Titus.
Le Vicel, 1782. Cherbourg, 1829. Barfleur, 1842.

81-96 Domitien.
Coutances, 1762. Yvetot, 1782. Le Vicel, 1782. Avranches, 1788 et 1832 (1 monnaie d'or), 1836. Argouges, 1818. Hardinvast, 1819. Chiffrevast, 1827. Cherbourg , 1829 et 1848. Neuville, 1832. Le Theil (1 monnaie d'or), 1836. 1836. Barfleur, 1842. Gorges, époque non déterminée.

96-98 Nerva.
Hardinvast, 1819. Cherbourg. 1829. Avranches, 1832. Barfleur, 1842.

98-117 Trajan.
Yvetot, 1782. Le Vicel, 1782. Fermanville , 1786. Avranches, 1788. Gorges, époque non déterminée. Saint-Cosme, époque non déterminée. Montaigu-la-Brisette, 1817. Hardinvast (2 monnaies d'or), 1819. Alleaume (1 monnaie d'or), époque non déterminée (1 denier à légendes grecques), 1831( Deux monnaies grecques de Trajan ont été trouvées dans le département de la Manche : l'une à Alleaume, près Valognes, où il existe encore des restes d'un amphithéâtre et d'un balnéaire; l'autre à  Cherbourg en 1829. La première est en argent; la seconde est un moyen bronze frappé à Césarée de Cappadoce.) Réville , 1820. Valognes, 1827. Cherbourg, 1829. Omonville la-Petite, époque non déterminée. Beaumont-Hague (1 monnaie d'or), 1830. Neuville, 1832. Barfleur, 1842. Sacey (1 monnaie d'or), 1839. Houesville (1 monnaie d'or), 1850.

98-117 Plotine.
Barfleur, 1842.

98-117 Matidie.
Barfleur, 1842.

117-138 Hadrien.
Yvetot, 1782. Fermanville, 1786. Saint-Cosme. époque non déterminée. Hardinvast, 1819. Sottevast 1819. Reville, 1820. Valognes, 1827. Cherbourg, 1829. Neuville, 1832. Sainte-Geneviéve, 1832. Montfarville, 1834. Les Moitiers d'Allonne, 1834. Barfleur, 1842.

117-137 Sabine.
Barfleur, 1842.

135-138 Aelius.
Tamerville, 1825. Cherbourg, 1829 et 1857. Barfleur, 1842.

138-161 Antonin Le Pieux.
Alleaume (1 monnaie d'or), 1730. Cherbourg, 1741 ( Voir les Mémoires de l'Académie des Inscriptions et belles-Lettres, t. XVI (Histoire), p. 131), 1828, 1829 et 1848. Yvetot, 1782.
Le Vicel, 1782. Monthuchon, 1782. Fermanville, 1786. Montmartin-en-Graigne, 1804. Saint-Cosme , époque non déterminée. Coutances, 1807. Beslon (1 monnaie d'or), 1813. Montaigu-la-Brisette, 1817. Reville, 1820. Brix, 1823. Tamerville, 1825. Barfleur, 1842.

138-141 Faustine L'aînée.
Alleaume (1 monnaie d'or), 1730. Cherbourg, 1741 et 1829. Yvetot, 1782. Le Vicel, 1782. Monthuchon, 1782. Fermanville, 1786. Mont Saint-Michel, époque non déterminée. Reville, 1820. Tamerville, 1825. Saint-Pèlerin, époque non déterminée. Avranches , 1832. Barfleur, 1842.

161-180 Marc-Aurèle.
Cherbourg, 1741 et 1829. Yvetot, 1782. Le Vicel, 1782. Brix (1 monnaie d'or), 1783 (1 monnaie d'or) 1806 et 1823. Fermanville, 1786. Montmartin-en-Graignes , 1804. Saint-Cosme , époque non déterminée. Sottevast, 1819. Reville, 1820. Avranches, 1832. Barfleur, 1842. Alleaume, 1845.

161-175 Faustine Jeune.
Yvetot, 1782. Le Vicel, 1782. Fermanville, 1786. Reville, 1820. Valognes, 1837. Barfleur, 1842. Marigny, 1844.

161-169 L. Verus.
Valcanville, 1778. Le Vicel, 1782. Monthuchon , 1782. Gréville, 1792. Saint-Cosme , époque non déterminée. Sottevast, 1819. Cherbourg, 1829. Barfleur, 1842.

164-169 Lucille.
Cherbourg, 1741 et 1829. Yvetot, 1782. Le Vicel, 1782. Monthuchon, 1782. Fermanville, 1786. Saint-Cosme, époque non déterminée. Barfleur, 1842.

180-192 Commode.
Cherbourg, 1741. Yvetot, 1782. Valcanville, 1782. Le Vicel, 1782. Monthuchon, 1782. Fermanville, 1786. Coutances, 1790. Saint-Cosme, époque non déterminée. Doville, 1816. Sottevast, 1819 (La commune de Sottevast, canton de Briquebec, a fourni la trouvaille la plus remarquable du département; le dépôt qui y a été rencontré en mars 1819 ne comprenait pas moins de 3000 monnaies en argent, au nombre desquelles figurent les pièces les plus rares de la série romaine comprises entre Commode et Postume). Barfleur, 1842. Alleaume, 1845.

180-183 Crispine.
Yvetot, 1782. Fermanville, 1786. Saint-Cosme, époque non déterminée. Cherbourg, 1829. Barfleur, 1842.

192-193 Pertinax.
Sottevast, 1819.

192-193 Didia Clara.
Sottevast, 1819. Barfleur, 1842.

193-211 Septime Sévère.
Alleaume, 1730. Le Vicel, 1782. Sottevast , 1819. Barfleur, 1842.

193-211 Julia Domna.
Sottevast, 1819. Barfleur, 1842. Valognes, 1853.

211-217 Caracalla.
Le Vicel, 1782. Sottevast, 1819. Saint Germain-de-Tournebut, 1833. Urville, 1836. Barfleur, 1842.

211-212 Plautille.
Le Vicel, 1782. Sottevast, 1819. Barfleur, 1842

211-212 Geta.
Le Vicel, 1782. Sottevast, 1819. Barfleur, 1842.

217-218 Macrin.
Sottevast, 1819.

217-218 Diaduménien.
Sottevast, 1819.

218-222 ELAGABALE.
Sottevast, 1819.

219-220 Julia Paula.
Sottevast, 1819.

220-222 Aquilia Severa.
Sottevast, 1819.

218-222 Julia Soemias.
Sottevast, 1819. Barfleur, 1842.

218-222 Julia Maesa.
Sottevast, 1819.

222-235 Alexandre Sévère.
Sottevast, 1819. Urville, 1836. Barfleur, 1842.

226-235 Orbiana.
Sottevast, 1819.

222-235 Julia Mamaea.
Sottevast, 1819.

235-238 Maximin.
Sottevast, 1819. Reville, 1820.

235-238 Paulina.
Sottevast, 1819.

235-238 Maxime
Sottevast, 1819.

238 Gordien d'Afrique Père.
Sottevast, 1819.

238 Gordien d'Afrique Fils.
Sottevast. 1819.

238 Balbin.
Sottevast, 1819.

238 Pupien.
Sottevast, 1819.

238-244 Gordien le Pieux.
Le Vicel, 1782. Guilleberville, 1818. Hardinvast, 1819. Sottevast, 1819. Reville, 1820. Saint-Lô d'Ourville, 1820. Varreville, 1822. Urville, 1836. Barfleur, 1842. Valognes , 1853.

 

244-249 Philippe Père.
Le Vicel, 1782. Gorges, époque non déterminée. Carentan, 1815. Guilleberville, 1818. Mont Saint-Michel, époque non déterminée. Sottevast, 1819. Varreville , 1822. Urville, 1836. Barfleur, 1842. Valognes, 1853.

 

244-249 Otacilia.
Sottevast, 1819. Urville, 1836. Barfleur, 1842. Valognes, 1853.

 

244-249 Philippe Fils.
Coutances, 1810. Sottevast, 1819. Varreville , 1822. Urville , 1836. Valognes , 1853.

 

249-251 Trajan Dece.
Bricquebec, 1810. Sottevast, 1819. Urville , 1836. Valognes, 1853.

 

249-251 Etruscille.
Sottevast, 1819. Urville, 1836. Valognes, 1853.

 

249-251 Her. Etruscus.
Sottevast, 1819. Urville, 1836. Valognes , 1853.

 

249-251 Hostilien.
Sottevast, 1819.

 

251-254 Trebonien Galle.
Bricquebec, 1810. Sottevast, 1819. Urville, 1836. Valognes, 1853.

 

251-254 Volusien.
Sottevast, 1819. Urville, 1836. Valognes, 1853.

 

254 Emilien.
Sottevast, 1819. Urville, 1836.

 

254-260 Valérien.
Herenguerville, 1804. Bricquebec, 1810 et 1857. Guilleberville, 1818. Sottevast, 1819. Urville, 1836. Valognes, 1853. 

 

254-260 Mariniana.
Sottevast, 1819. Bricquebec, 1857.

 

260-268 Gallien.
Le Vicel, 1782. Méautis , 1783. Turqueville, époque non déterminée. Bricquebec, 1809 et 1857. Barfleur, époque non déterminée. Vierville , 1818. Guilleberville, 1818. Sottevast, 1819. Saint-Lo d'Ourville,1620. Varreville, 1822. Nehou, 1832. Urville, 1836. Marigny, 1844. Cherbourg, 1852. Sainte-Mère Église, 1853. Valognes, 1853.

260-268 Salonine.
Le Vicel, 1782. Guilleberville, 1818. Urville, 1836. Cherbourg, 1848. Valognes, 1853. Bricquebec, 1857.

 

253-259 Salonin.
Guilleberville, 1818. Sottevast, 1819. Urville, 1836. Valognes, 1853. Bricquebec, 1857. 

 

258-267 Postume.
Le Vicel, 1782. Méautis, 1783. Montmartinen-Greignes, 1804. Barfleur, époque non déterminée. Bricquebec, 1809 et 1857. Saint-Cosme, époque non déterminée. Vierville, 1818. Guilleberville, 1818. Sottevast, 1819. Cherbourg, 1829. Turqueville, époque non déterminée. Avranches, 1832. Urville, 1836. Aigneaux, 1836. Valognes, 1853. 

 

265-267 Victorin.
Le Vicel, 1782. Vierville, 1818. Guilleberville, 1818. Sainte-Mère-Église, 1853. Bricquebec, 1857.

 

287-272 Tetricus Père.
Le Vicel, 1782. Guilleberville, 1818. Montanel, 1837. Bricquebec, 1857.

267-272 Tetricus Fils.
Le Vicel, 1782. Saint-Nicolas de Granville (1 monnaie d'or), 1820. Bricquebec, 1857.

268-270 Claude Le Gothique.
Le Vicel, 1782. Vierville, 1818. Cherbourg, 1829 et 1848. Bricquebec , 1857.

270 Quintille.
Bricquebec , 1810 et 1857.

270-275 Aurélien.
Hérenguerville, 1804. Bricquebec, 1810 et 1857. Guilleberville, 1818. Sainte-Mère-Église, 1853.

270-275 Séverine.
Bricquebec, 1810.

275-276 Tacite.
Hérenguerville, 1604. Bricquebec, 1810. Guilleberville , 1818. Varreville, 1822.

 

276 Florien.
Hérenguerville, 1804. Bricquebec, 1810,Guilleberville , 1818.

 

276-282 Probus.
Méautis, 1783. Coutances, 1790. Gorges,époque non déterminée. Hérenguerville, 1804. Bricquebec, 1810. Vierville, 1818. Guilleberville, 1818. Saint-Lô d'Ourville, 1820. Varreville , 1822. Sainte-Mère Église, 1853.

 

282-283 Carus.
Bricquebec, 1810.

 

283-284 Numérien.
Bricquebec, 1810.

 

283-285 Carinus.
Hérenguerville, 1804. Bricquebec, 1810. Saint Lô d'Ourville, 1820.

 

283-285 Magnia Urbica
Hérenguerville, 1804.

 

285-305 Dioclétien.
Hérenguerville, 1804. Montchaton , 1810. Vindefontaine (1 monnaie d'or), 1812. Argouges, 1818. Réville, 1820. Saint-Lo d'Ourville, 1820. Cherbourg, 1848.

 

266-310 Maximien Hercule.
Hérenguerville, 1804. Cherbourg, 1848.

 

287-293 Carausius.
Sottevast, 1837.

 

293-296 Allectus.
Hérenguerville, 1812.

 

305-306 Constance Chlore.
Hérenguerville, 1804. Reville, 1820. Saint-Lo d'Ourville, 1820. Sainte-Mère-Église, 1853.

 

305-311 Galère Maximien.
Hérenguerville, 1804. Sainte-Mère Église, 1853. 

308-313 Maximin Daza.
Hérenguerville, 1804. Cherbourg, 1848. Sainte-Mère-Église, 1853.

 

306-312 Maxence.
Cherbourg, 1848. Sainte-Mère-Église, 1853.

 

307-323 Licinius Père.
Cherbourg, 1829 et 1848. Sainte-Mère Église, 1853.

 

308-337 Constantin Le Grand.
Helleville (six médaillons et trois médailles en or), 1780 (Les médaillons de Constantin et de ses fils, dont il est ici question, étaient an nombre de ceux qui, dans la nuit du 5 novembre 1831, furent soustraits a Ia Bibliothèque royale par d'audacieux malfaiteurs : ils avaient été trouvés dans une propriété appartenant à la famille de M. le général comte du Moncel.) Mont Saint-Michel, époque non déterminée. Tourlaville (1 monnaie d'or), 1820. Sainte-Marie-du-Mont (1 monnaie d'or), 1822. Cherbourg, 1829 et 1848. Avranches, 1832. Sainte Mère-Église , 1853 (Voir la Reçue numismatique de 1854. p. 81).

 

317-326 Crispus.

Cherbourg, 1828 et 1848. Sainte-Mère-Église, 1853.

 

337-340 Constantin II

Helleville (1 médaillon et 1 médaille en or), 1780. Cherbourg, 1848. Sainte-Mère-Église, 1853.
337-350 Constant Ier.
Helleville (2 monnaies d'or), 1780..
337-361 Constance II.
Helleville (2 médaillons et 2 médailles en or), 1780.
361-363 Julien II.
Gorges (1 monnaie d'or), 1826.
364-375 Valentinien Ier.
Ros-sur-Couesnon (1 monnaie d'or), 1820. 364 - 378 Valens. Montfarville (1 monnaie en or), 1795.

367-383 GRATIEN.
Cherbourg, 1848.

375-392 Valentinien II.
Cherbourg, 1848.

383-388 Magnus Maximus.
Tamerville (1 monnaie en or), 1820.

421 Galla Placidia.
Sottevast (1 monnaie en or), 1760.

461-465 Libitus Severus.
Ile Pelée, en rade de Cherbourg (1 monnaie en or ), 1780 (Histoire manuscrite de Cherbourg, par M. de Chantereyne)
Par la Grotte aux Goubelins - Publié dans : Vestiges romains
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 23:39

      Les anciennes chroniques sont pleines de prodiges et d'évènements extraordinaires, dont les pluies merveilleuses. Charles Fort a également passé sa vie à repertorier ce genre d'anomalie météorologique. Voici ce que nous en dit le dictionnaire infernal qui donne des explications aux phénomènes...  bien personnelles  :

 

pluie

 

" Pluies Merveilleuses.

 

     Le peuple met les pluies de crapauds et de grenouilles an nombre des phénomènes de mauvais augure ; et il n'y a pas encore longtemps qu'on les attribuait aux maléfices des sorciers. Elles ne sont pourtant pas difficiles à concevoir : les grenouilles et les crapauds déposent leur frai en grande quantité dans les eaux marécageuses. Si ce frai vient à être enlevé avec les vapeurs que la terre exhale, et qu'il reste longtemps exposé aux rayons du soleil, il en nalt ces reptiles que nous voyons tomber avec la pluie.

 

     Les pluies de feu ne sont autre chose que la succession très rapide des éclairs et des coups de tonnerre dans un temps orageux.

 

      Des savants ont avancé que les pluies de pierres nous venaient de la lune ; et cette opinion a grossi la masse énorme des erreurs populaires. Ces pluies ne sont ordinairement que les matières volcaniques, les ponces, les sables et les terres brûlées qui sont portés par les vents impétueux à une très grande distance : on a vu les cendres du Vésuve tomber jusque sur les côtes d'Afrique. La quantité de ces matières, la manière dont elles se répandent dans les campagnes, souvent si loin de leur origine, et les désastres qu'elles occasionnent quelquefois, les ont fait mettre au rang des pluies les plus formidables.

 

      Mais, de toutes les pluies prodigieuses, la pluie de sang a toujours été la plus effrayante aux yeux du peuple; et cependant elle est chimérique. Il n'y a jamais en de vraie pluie de sang. Toutes celles qui ont paru rouges ou approchant de cette couleur ont été teintes par des terres, des poussières de minéraux ou d'antres matières emportées par les vents dans l'atmosphère, où elles se sont mêlées avec l'eau qui tombait des nuages. Plus souvent encore, ce phénomène, en apparence si extraordinaire, a été occasionné par une grande quantité de petits papillons qui répandent des gouttes d'un suc rouge sur les endroits où ils passent ."

Par la Grotte aux Goubelins - Publié dans : Légendes
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 18:31

S'il faut en croire François Desrues, chroniqueur lui-même originaire de la Lande d'Airou, la paroisse a connu l'arrivée de la peste en 1158, arrivée peu après un prodige peu commun. Entre histoire et légende, cet évènement inexplicable a peut-être un fond de vérité météorologique transformé au fil du temps par la tradition locale. Voici ce  qu'il nous rapporte :

 

tornade.jpg

 

"   De la Lande d'Airou, jadis place remarquable. Tout auprès de Ville-Dieu est la Lande d'Herould ou d'Airou, qui n'est maintenant qu'une simple paroisse. Anciennement y avait un bourg contenant environ demi lieue de long, fort superbement bati sur le grand chemin rendant à Avranches, mais il est ruiné (...) et n'en reste plus que fort peu d'enseignements. Il y avait aussi un beau château, dont on aperçoit encore quelques vestiges; le champ voisin et proche d'iceluy s'appelle encore le pré du château.

 

    Environ deux traits d'arbalète du bourg susdit, est sur le chemin une petite chapelle, des plus anciennes, où il y avait autrefois un monastère de religieux, qu'on appelait Saint Léonard des Bois, à cause qu'il était situé en un bout du bois de la Lande d'Herould.

 

    L'an de grâce mil cent cinquante et huit, un samedi de la semaine de Pâques, environ midi s'éleva de terre à la Lande d'Airou un grand tourbillon, qui enlevait avec lui tout ce qu'il rencontrait : et enfin se haussant en l'air s'apparut une forme de colonne montant avec le tourbillon laquelle était colorée de bleu, et rouge, et s'arrêta en l'air.

 

   Cependant on voyait des flêches et dards qui s'élançaient contre cette colonne sans qu'on vit ceux qui tiraient ces coups : et au haut du tourbillon, qui était sur la colonne, on voyait crier et voltiger un grand nombre d'oiseaux, de diverses sortes.

 

   Bien tôt après ce prodige advint une étrange mortalité au peuple de ce lieu (dont le Seigneur mourut des premiers) et s'épandit cette cruelle maladie par toute la Normandie, et régions circonvoisines "

 

   in François Desrues, Description contenant les antiquitez, fondations et singularitez des plus célèbres villes, chasteaux et places remarquables du royaume de France : avec les choses plus mémorables advenues en iceluy (1608)

Par la Grotte aux Goubelins - Publié dans : Histoire
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